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GENERAL ELECTRIC quitte notre cuisine pour de bon.

Peu connu en Europe, General Electric fait office de pionnier de l’électroménager outre atlantique au point où l’annonce de la session de sa filiale réveille certaines nostalgies.

Cette volonté n’est pas récente vu que General Electric avait émis le souhait d’ouvrir le capital ou carrément céder cette division dès 2008 en confiant à la banque Goldman Sachs le dossier.

Une division rentable :

La division en question GE Appliances and Lighting -dont les produits ont marqué l’histoire des familles américaines- est pourtant rentable avec plus de 8 milliards de dollars de ventes l’année dernière pour 381 millions de dollars de bénéfices, soit 5,6 % des recettes totales de la société et un peu plus de 2% de ses bénéfices globaux en 2013.

Activité de GE en pourcentage

Activité de GE en pourcentage

Une restructuration nécessaire :

Lancée dans un processus de restructuration sur l’énergie, General Electric après avoir racheté les activités énergétiques du groupe Alstom pour plus de 17 milliard de dollars a entamé un plan de désinvestissement de 4 milliards de dollars pour cette année en cédant toutes les activités éloignées de son cœur de métier, GE prévoit également de réduire la taille que prend son activité financière dans son activité globale.

Bien que plusieurs acquéreurs potentiels aient montré de l’intérêt pour la division (Haier, Controladora, Electrolux, LG et Samsung Electronics) c’est finalement le suédois Electrolux qui a su convaincre et qui donc devient le nouveau propriétaire de GE A&L pour prêt de 2 milliards de dollars.

Une activité non stratégique :

À la base General Electric s’est lancé dans l’électroménager – et d’autres secteurs d’ailleurs- afin de favoriser le développement de son métier historique : La vente d’énergie.
En démocratisant les réfrigérateurs, grille-pain et autres micro-ondes, GE s’assurait la croissance de la vente d’énergie aux ménages.

Seulement voilà, le temps a fait son effet et plusieurs marques occupent ce marché à présent au point où la présence de GE n’est plus nécessaire à son métier de base, ce qui rend l’effort de R&D et les investissements qui en découlent superflus pour l’entreprise qui a plus intérêt à revenir à des secteur où son savoir-faire, ses brevets et sa position font office de réelles barrières à l’entrée, lui assurant une suprématie.

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